Le cinquième péché

le-cinquieme-pecheQue vient faire le chef Giovanni Apollo dans cette histoire d’horreur… Et bien on apprend que ce serait un réel cauchemar du chef qui aurait inspiré ce rocambolesque thriller psychologique. Quelques bons repas autour de la table du chef médiatisé et voilà que l’intrigue de ce thriller gastronomique prend forme dans l’imaginaire de l’auteure De Vailly.

Un psychopathe désaxé a choisi comme victime une vraie foodie dont la passion deviendra l’arme. Quelques recettes s’ajoutent à cette intrigue dont un Gratin de pommes de terre à la pancetta, une Morue à l’ail et à la fleur de thym, le Carré d’agneau au safran et mousseline de manioc à la coriandre, et on l’attendait, la fameuse Omelette aux champignons … Agréable à lire en fin de journée, où le menu du soir n’est pas encore arrêté…

Un extrait pour donner la couleur polar
Il mit la clé dans la serrure, ouvrit la porte de la cage, déposa un tabouret à l’intérieur et referma aussitôt. Marc-Antoine prit l’assiette qu’elle lui tendait tout en la regardant. Claudia détacha un morceau de morue qu’elle porta à sa bouche. Il voyait sur son visage qu’elle le dégustait avec une infinie satisfaction. Malgré ses horribles conditions de détention, elle vivait quelque chose de singulier, il le comprenait. Cette femme ressentait les saveurs de la vie une dernière fois. C’était particulier. Pendant un instant il l’envia. Il se mit aussitôt à manger. Lorsqu’il goûta au poisson, il fut agréablement surpris de découvrir à quel point le plat était succulent, et pourtant si simple à exécuter. Il sentait ça simplement dans le partage des goûts. Marc-Antoine était troublé. C’était un délice, Claudia !

Quelques notes de l’éditeur (4 e de couverture) :
Claudia est auteur de livres de cuisine à succès. Un jour, elle est kidnappée et se réveille nue, enfermée dans une cage. Peu à peu, elle découvre toute l’horreur de sa situation par le biais d’écrans où son ravisseur diffuse une série d’images mettant en scène d’autres femmes ayant séjourné dans cette même cage. La captive s’interroge. Que sont-elles devenues? À quand remontent ces séquences? Qui est cet homme qu’elle ne parvient pas à distinguer et qui les terrorise? À quel jeu joue-t- il? Claudia échafaude un plan, mais aura-t- elle l’occasion et le temps de le mettre à exécution?

À propos des auteurs:
sylvie-catherine-de-vailly_8919Sylvie-Catherine de Vailly fait des études en dessin de mode avant de poursuivre une formation en anthropologie. Auteure depuis plus de quinze ans, on lui doit plusieurs séries jeunesse et des romans pour adultes. giovanni

Giovanni Apollo, un habitué des plateaux de télé et des studios de radio a publié 3 livres de recettes ainsi qu’un roman-recettes.


Titre : Le Cinquième péché
Auteur : Sylvie-Catherine De Vailly et Giovanni Apollo
Éditeur : Recto Verso
Date de parution : 2016

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Les travers du Docteur Porc

Une enquête policière dans le Vietnam du XVII ème siècle.

Les travers du Docteur PorcCe polar s’inscrit dans la série des enquêtes du mandarin Tân qui nous plonge dans le Dai-Viêt du 17e siècle. Donc, amateurs de polars différents où le raffinement de la gastronomie et la virtuosité du scalpel se rencontrent, vous serez comblés !
Une macabre découverte nous entraine dans une série de morts suspectes où le docteur Porc est confronté à une étrange enquête.
On y côtoie des herboristes qui nous font découvrir les vertus particulièrement aphrodisiaques des plantes, des marchands de thé qui nous initie à ces récoltes aux goûts inconnus et subtils. Ce roman se dévore avec le même plaisir que ce valeureux docteur se régale de ravioles, de petits pains fourrés tout au cours de cette enquête.

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Un extrait pour donner la couleur 

Il sentait le lassi parfumé à l’eau de rose, dont le gout laiteux lui restait sur la langue, les paratha beurrés et chauds, fourrés aux haricots et aux piments. Dans les brumes de ses rêves, il humait la cardamome et le fenugrec, croquait des graines de cumin et de moutarde noire, savourait la trace d’une feuille de cari dans du beurre clarifié – (page 261)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :
Quittant sa province reculée du nord du Vietnam, le mandarin Tân a confié la justice du tribunal au pachydermique docteur Porc. Autoritaire et expéditif, ce dernier ne tarde pas à exposer ses travers quand une découverte macabre l’oblige à fourrer son nez dans la fange d’une histoire ancienne. Affairé, il trottine de sessions d’autopsie en séances de chirurgie esthétique, sans oublier de se régaler au passage d’exquises douceurs fourrées à la viande. Ainsi, ne sacrifiant jamais le lard pour l’art, il mène son enquête avec un flair tout particulier, dans une ville où de vieux cochons se frottent à de jolies cocottes. Artiste du scalpel et virtuose de l’acupuncture, le docteur Porc est aussi un maître de l’interrogatoire : pour que les suspects crachent le morceau, il n’hésite pas à les cuisiner avec des herbes très, très spéciales.

À propos de l’auteure : tran
Née au Vietnam, en 1968, elle s’installe aux États-Unis avec ses parents. Trois ans plus tard, la famille arrive en France, où elle poursuivra ses études. Thanh-Van repart aux États-Unis en 1980 pour revenir en France quelques années plus tard avec un diplôme d’ingénieur en mécanique.

Titre : Les travers du docteur Porc
Auteur :Tran-Nhut
Éditeur : Picquier Poche
Date de parution : février 2007- 2010 (éd poche)

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L’inconnu du Grand Canal

Une enquête du commissaire Brunetti

L'inconnu du grand canalLe 21e roman mettant en scène le personnage de Guido Brunetti, L’Inconnu du Grand Canal, traduction de Beastly Things, publié en 2012 vient de paraître en français.

Donna Leon nous a donné des intrigues corsées où Venise, ville qu’elle a adoptée depuis plus de 30 ans, est au cœur de l’action. Cette fois-ci, dans le Grand Canal, l’inconnu qui y flotte serait un vétérinaire de la région. Un seul trait pourra identifier la victime – mais quel trait physique …!  – il est atteint de la maladie de Madelung, troublante autant que déformante. La police envisage l’hypothèse d’une vendetta private ! En tentant de retracer son histoire, on est amené dans un abattoir sordide  « 6 ou 7 hommes avec de longues vestes en caoutchouc blanc faisaient des choses avec des couteaux et des instruments pointus, à des porcs et des moutons … d’où les bruits. » Une phrase, une seule phrase nous propulse dans l’action et tout est dit ! Et voilà pourquoi j’aime Donna Leon ! Certes, L’Inconnu du Grand Canal, ne sera pas son chef d’œuvre, mais demeure un grand plaisir de lecture !

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Un extrait pour donner la couleur 

Sur la table basse, devant le canapé, Paola avait posé deux verres de vin, un bol d’olives noires, un d’amandes, quelques gressins et une assiette de ce qui semblait être du parmesan Reggiano.  Sa mère, même à l’époque où sa famille avait connu les pires moments de misère, refusait d’acheter autre chose que du parmigiano reggiano. … Mieux vaut rien que quelque chose de pas bon, disait-elle, et c’est ce qu’il pensait encore. Paola entra dans la pièce avec une bouteille de vin à la main. Il leva les deux verres pendant qu’elle versait le vin, puis, il s’assit à côté d’elle sur le canapé. Il piqua quelques amandes et les mangea, une par une, savourant pleinement le contraste entre le sel, l’amertume des amandes et le vin. (page 197).

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture):

Qui est ce cadavre qui flottait dans le canal ? Aucun élément d’identification possible – si ce n’est une chaussure, pas de signalement de disparition dans la région de Venise. Le mystère semblait bien épais pour le commissaire Brunetti. Mais, il en est sûr, la victime ne lui est pas inconnue. C’est l’irremplaçable Mlle Elettra qui l’aide à retrouver la mémoire : l’homme avait été filmé lors des manifestations des agriculteurs à l’automne.

À propos de l’auteure: Donna Leon

Née dans le New Jersey, Donna vit à Venise depuis 30 ans, ville où se situent toutes ses intrigues. Avec son amie Roberta Pianaro, cuisinière vénitienne émérite, elle a publié récemment Brunetti passe à table.

Titre : L’inconnu du Grand Canal
Auteur : Donna Leon
Éditeur : Calman-lévy
Date de parution : 2015
Traduit de l’anglais par Gabriella Zimmermann

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Petits meurtres à l’étouffée

Petits meurtres à l'étoufféeNous voilà à Lyon, capitale de la gastronomie française où un tueur en série plonge la ville dans une inquiétude troublante.
Dévoreuse de polar, j’ai été quelque peu ennuyée par l’intrigue, très, peut-être, trop mince à mon goût, puis finalement, me suis-je dit, pourquoi ne pas accepter cette tournée éducative d’une ville, haut-lieu de la gastronomie, pour y découvrir son histoire culinaire à travers les Bouchons et les traboules lyonnais qui lui sont si particuliers. Et donc, en compagnie de la journaliste, apprendre que « sans les Mères, les Bouchons  de Lyon, tels que nous les connaissons n’existeraient pas ».  Alors une page pour expliquer l’origine de ces célèbres Mères, la Mère Brazier, chez qui Bocuse fut apprenti, la Mère Brigousse, la Mère Blanc qui, adoubée par Curnonsky en 1933, reçu le titre de « meilleure cuisinière Lyon4au monde ». Et ça continue, une page pour expliquer l’origine des Bouchons, du Touring Club, du Guide Michelin … et que et que… Ça sent fort le texte à 4 mains, d’une part, ce côté didactique et d’autre part, celui de polar de gare qui nous accroche … pas toujours.
Vous aimez une telle mise en situation, soyez comblé !!

Un extrait pour donner la couleur

Et Eugénie Brazier qui a fait ses classes chez la Mère Fillioux, a repris la recette (de la poularde demi-deuil) quand elle s’est mise à son compte. Mais elle ne bridait pas la volaille, elle la liait avec des bouts de ficelle. Aujourd’hui, à son tour, Monsieur Paul, l’ancien apprenti, sert la poularde selon la même recette, en vessie. Ça fait comme une grosse boule transparente, de même couleur que la volaille, et quand tu la perces, la poularde apparaît…  (page 99)

De G ?? D : Paul Blanc, Paul Bocuse, Jean Vettard, Jean Vignard, Christian Bourillot, Roger Roucou, Paul Lacombe, Guy Thivard, Marius Vettard (cach?? derri??re Eug??nie Brazier).

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Publié dans la collection Crimes gourmands, une série romanesque alliant gastronomie et suspense, fondée sur un personnage récurrent incarné par la rédactrice en chef du mensuel Plaisirs de table. Stupeur dans le Vieux Lyon : plusieurs restaurateurs sont retrouvés assassinés selon le même procédé. Laure Grenadier, éminente critique gastronomique en reportage dans la capitale des gourmets, connaissait bien les victimes. Bouchons populaires, tables étoilées, marchés historiques et producteurs régionaux, elle se lance dans une enquête qui, loin de lui couper l’appétit, va mettre en éveil tous ses sens.

À propos des auteurs : Llyon2

Noël Balen, écrivain et musicien de jazz, a deux grandes passions, la musique et la littérature. Il partage ses activités entre son travail de critique musical, de producteur, d’éditeur et l’écriture de romans policiers. Vanessa Barrot, avocate d’affaires et passionnée de gastronomie, est co-auteure de la série Crimes gourmands.

Titre : Petits meurtres à l’étouffée
Auteurs : Noël Balen et Vanessa Barrot
Éditeur : Bayard et Points, coll. Crimes gourmands
Date de parution : Bayard en 2014, Points en 2015

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Dolce Agonia

Le roman que j’aurais voulu écrire !

agoniaUn trait de génie que ce scénario où la fin n’est que le début de chaque histoire ! et où, finalement, malgré les longs détours de vie, chaque destin ne semble fondamentalement éclairé que par l’amour.
Lors de la Thanksgiving, 12 amis se rencontrent autour d’un festin bien arrosé. Ensemble, romanciers, boulanger, juriste, ex-maitresses, forment un huis-clos et les préparatifs du repas deviennent prétexte à confidences. Une tempête les retient pour une longue nuit  où, l’alcool aidant, les confidences intimes dévoileront leur intense vulnérabilité face à ce narrateur, nul autre que Dieu lui-même qui seul, connaît la fin !!!

Ce bouquin nous impose une introspection, une évaluation du chemin parcouru et si tant est, celui qui nous reste, si court soit-il.

Un extrait pour donner la couleur

Beth est en train de sortir les petits sacs des grands – ah oui les amuses-gueules : chips, nacho, guacamole, cacahuètes, bretzels, le tout marqué «allégé en matières grasses … peu de calories … peu de cholestérol … peu de sel. Les yeux étincelants d’ironie, les yeux de Rachel rencontre le regard de Sean… puis se tourne vers le placard pour chercher des bols où entasser ces péchés insipides, des dangers dilués, des transgressions calibrées.

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Dieu, qui se prend sans doute pour un romancier, se livre ici au malicieux plaisir de nous montrer, au début de chaque chapitre, vers quel destin s’acheminent à leur insu douze convives qui passent ensemble une soirée de Thanksgiving dans l’Amérique profonde. Ces convives, campés avec l’autorité que leur donne une romancière rompue à l’art de révéler le vertige des pensées et la valse des sentiments, conversent sur la naissance et la mort, ils discutent de l’existence et de l’amour, ils déballent leurs espérances et leurs désillusions, et font voir, au passage, le métissage complexe de leur société. Mais le lecteur, averti du sort qui les attend, assiste à leurs manèges avec, dans sa conscience, le poids d’une vérité qu’il est incapable de leur transmettre. Peu à peu apparaît ainsi l’étrange relation que le roman entretient parfois avec notre propre vie.

À propos de l’auteure :web_MG_7061_900

Nancy Huston, née en 1953 à Calgary en Alberta au Canada, d’expression anglaise et française. À 20 ans, elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études et elle y vit toujours. Sa carrière de romancière débute en 1981 avec Les Variations Goldberg. Elle également musicienne et la musique inspire plusieurs de ses romans.

Titre : Dolce Agonia
Auteur : Nancy Houston
Éditeur : Actes Sud
Date de parution : 2002
Traduction de l’anglais par l’auteur

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Dans l’œil noir du corbeau

9782266250108Ce roman m’était passé sous le nez, j’en conviens ! Ce pseudo-polar qui commence tout doucement à la lueur d’un amour juvénile et dont l’intrigue prend forme sans trop qu’on en tienne le fil. Pourtant, cette semaine de neige avec un jeune américain, alors qu’elle n’a que 16 ans, aura des conséquences fatales sur Anne, la séduisante chroniqueuse culinaire, « animatrice de fiche-cuisine » à la télévision française. Pour exorciser cet amour qui l’obsède toujours, elle profite du congé de Noël pour se rendre à San-Francisco afin de revoir cet homme qui lui a appris l’amour.

20 ans plus tard, rencontre insoupçonnée avec l’inspecteur américain qui a enquêté sur la cause, aujourd’hui, ex-flic fatigué, vivant seul, gourmet excessif et accros aux émissions culinaires de la française filiforme. Fiction très fiction … Ô surprise de la voir apparaitre à sa porte, alors qu’en solitaire, il est à préparer son festin pour le réveillon de Noël. Voilà que c’est autour de ce couple improbable que l’intrigue s’enroule… Insoupçonnée !

J’ai adoré retrouver les recettes, évoquées dans l’histoire, qui composent le festin des 2 protagonistes, recettes originales du chef français Eric Léautey. J’ai également apprécié les mentions des musiques de films, particulièrement enregistré sous le label Blue Note que l’inspecteur – alter ego de l’auteure, nous fait écouter sur son house-boat dans ces moments d’appétit !

Belle découverte cette nouvelle auteure !

Un extrait pour donner la couleur 

Son dernier réveillon gourmand remonte à Simon Hollow – un repas sur le thème du foie gras : Tranche sur pain saupoudrée de fleur de sel et de poivre du moulin, Fondants aux mangues et oignons, Escalopes de foie gras poêlé aux fruits confits et pain d’épices, Langoustine au foie gras et au caramel de mandarine, Crumble de foie gras à la bergamote et Sucette glacée de foie gras. Le tout arrosé de Chablis. Tous deux avaient cuisiné nus sous leurs tabliers, mêlant préparation et préliminaires en un sensuel ballet derrière les fourneaux. (Pocket, p. 200)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Paris. Pour fêter ses 40 ans, Anne Darney s’apprête à prendre l’avion à la recherche de son amour de jeunesse, Daniel Harlig, histoire de s’affranchir d’un souvenir qui l’obsède et aura contribué à l’échec de toutes ses relations amoureuses. Mais ce qu’Anne va trouver à San Francisco ne ressemble en rien à une bluette (roman de gare !) Pour connaître toute la vérité, il lui faudra convaincre un inspecteur de police fraîchement retraité, Bill Rainbow, grand amateur de gastronomie dont la corpulence n’est pas sans évoquer celle d’Orson Welles, de reprendre du service. En échange de la confection par Anne, cuisinière émérite, d’un repas de Noël digne du Festin de Babette, Bill va accepter de reprendre cette enquête qui le mènera à une découverte stupéfiante. Ce roman policier psychologique et charnel, truffé d’hommages à Alfred Hitchcock, où les secrets intimes enfouis dans le passé se mêlent aux appétits les plus crus, est ancré totalement dans l’époque, l’action se situant essentiellement aux Etats-Unis en décembre 2008, en pleine récession mondiale, un mois après l’élection de Barack Obama.

À propos de l’auteure: a0d1c624df313336313936303934363732313437

Sophie Loubière est romancière, journaliste et productrice radio. Auteure de cinq romans, de nouvelles policières et d’un livre jeunesse, elle a une grande passion pour la musique de films, qu’elle nous fait savourer dans ce livre. Elle chronique également en France pour Canal+, Cuisine.tv, ainsi que pour les magazines Rolling Stone, Synopsis et Musique Info Hebdo.

Titre : Dans l’œil noir du corbeau
Auteur : Sophie Loubière
Éditeurs : Cherche-midi : 2009; Pocket : 2014
Date de parution : 2009

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La route du thé et des fleurs

Une biographie fascinante de « l’espion du thé».

La route du thé et des fleurs  En 1848, l’East India Company perd le monopole sur l’importation et le commerce du thé dont la Chine est le seul producteur et fournisseur. Afin de maintenir son déploiement, l’Empire britannique projette de développer ses premières plantations de thé aux Indes, mais il lui manque l’essentiel: de bons théiers et la connaissance technique de la fabrication du thé.

Alors qu’à cette époque, Pékin interdit à tout occidental de voyager dans ses terres, Robert Fortune, jeune botaniste anglais, se voit confier la mission de percer les secrets de fabrication du thé en Chine. Ne reculant devant rien et afin de passer inaperçu il s’habille à la chinoise, porte une longue natte de cheveux, et parle le mandarin. C’est ainsi que Fortune pénètre en zone interdite de la Chine où le thé est cultivé. Après avoir été un observateur attentif, il découvre et analyse les techniques de préparation des feuilles et parvient, au péril de sa vie, à rapporter jusqu’en Inde des milliers de plants identifiés comme les meilleures variétés. D’ailleurs, il sera le premier occidental à expliquer que le thé vert et le thé noir proviennent de la même plante.

Ainsi, l’espion Fortune ramènera avec lui, huit manufacturiers et sera à l’origine de l’introduction de plus de 120 espèces de plantes dans les jardins botaniques occidentaux. Mission plus que réussie pour ce digne serviteur de la Reine ! Au terme de sa mission diplomatique, Robert Fortune retournera vivre en Chine.

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Un extrait pour donner la couleur 

Nos chaises étaient prêtes; nous ne nous fîmes pas dire deux fois de partir et, un peu avant la nuit, nous arrivions à notre destination, au pied de la célèbre montagne de Sung-lo-shan, où le thé vert fut, dit-on, découvert jadis par un saint homme, fondateur d’un monastère qui subsiste encore en ces lieux et qui passe pour produire les thés les plus précieux du pays.  (p.59)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Rien ne prédisposait l’Écossais Robert Fortune paisible botaniste, à une vie d’aventures. A la fin des années 1840, l’East India Company le fait quérir de toute urgence : il est le seul à pouvoir percer les secrets du thé chinois et de sa qualité exceptionnelle ; on attend donc de lui qu’il se fasse espion pour pénétrer en Chine, dérober les plans des meilleures variétés, étudier les techniques de préparation des feuilles. Fortune réussira : il ramènera pas moins de vingt mille pieds qui seront aussitôt plantés sur les contreforts de l’Himalaya puis à Ceylan. Ce qui fait le bonheur de son récit, outre les aventures en cascade, c’est la curiosité gourmande du voyageur rendu inconscient du danger par son émerveillement inépuisable devant les splendeurs qu’il découvre.

À propos de l’auteur : 34626477_128460766360

L’ouvrage est le récit autobiographique du voyage de ce botaniste britannique (écossais) Robert Fortune, (1813-1880), qui est envoyé en Chine pour faire de l’espionnage industriel.

Titre : La route du thé et des fleurs
Auteur : Robert FORTUNE
Éditeur : Payot
Date de parution : 1984

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