Les habitudes alimentaires des mal-aimés

Les mal-aimés ont faim. Faim de tout, faim d’un regard, d’un coup d’œil, d’un peu d’amour qui traîne… ! Prêt à tout pour ramasser quelques miettes … Attention, ce livre n’est pas un roman gourmand, et la gourmandise n’y occupe aucune place heureuse, mais plutôt un inlassable besoin de s’empiffrer de tout !! Elle se manifeste plutôt dans la malbouffe et le sexe désespéré. Un style caustique, un humour noir, une surprenante perspicacité !

Un extrait pour donner la couleur 

Et c’est ce qui a fait que Garry s’est présenté au travail de Damon le lendemain. Un lunch entre chums avec des sandwichs au thon. Une proposition. La proposition. Et Damon était désespéré. Il n’en pouvait plus de manger un chow mein à deux piasses chaque jour après le travail en contournant les chantiers de construction sur la Saint-Laurent. Ceux qui ont de l’argent ne font jamais de lèche-vitrine. (p. 43)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Les habitudes alimentaires des mal-aimés explore la signification du manque et de la consommation à travers les appétits de ses personnages : que dit la faim qui nous tenaille sur l’état de nos cœurs sans défense? Ellen, sur un toit, saute à la corde sous le soleil brûlant de la Corée. Elle a solennellement renoncé aux glucides jusqu’à ce qu’elle trouve un pantalon à sa taille. Dans cet univers où des poutines à demi-mangées traînent sur les planchers des salons et où des grains de maïs au beurre maculent les mentons de graisse, les cocktails dilués, le mauvais café, les fourchettes en plastique et les cigarettes abondent. Partout.

À propos de l’auteure :

Megan Gail Coles est née à Savage Cove, Terre-Neuve. Elle a étudié à Montréal et vit à St. John’s. Elle a publié cinq pièces de théâtre et planche sur son premier roman. Ce recueil de nouvelles, traduit par Sophie Coupal a remporté les prix BMO Winterset et Margaret John Savage.

Titre : Les habitudes alimentaires des mal-aimés
Auteure : Megan Gail Coles
Éditeur : Marchand de feuilles
Date de parution : 2017
Traduction de l’anglais par Sophie Coupal

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La mort mène le bal

Et où le festin vénitien vaut la lecture !

mo_9782761942836Sans l’ombre d’un doute, Chrystine Brouillet est l’auteure de polar qui demeure la plus
fine gastronome du Québec. Née dans la Capitale, elle aime y faire circuler ses protagonistes, c’est le cas ici de Louise, amoureuse des chats, mais également…serial
killer.  Elle partage son temps avec son ami le chef Guido au chic restaurant Le Carte Noire et elle est prête à tout pour le sauver de la menace qui plane depuis que la mafia y
cherche à cueillir son pizzo. Rebondissement inattendu alors que le chef prépare un mémorable festin vénitien où l’action prendra une tournure surprenante, et où le menu
en fera saliver plus d’un…

L’auteure s’assure que ces personnages apprécie les bonnes choses … « Elle aime le bruit de la Famea, saisit la bouteille de Bowmore, accompagne son escargot fourrés d’un flan de cresson avec un Taittinger rosé, comment ne pas aimer les Puligny-Montrachet, remonte une bouteille de Meursault de la cave, admire la bouteille de Bollinger… y a surement du Chrystine Brouillet derrière ça !!

Et on apprend pourquoi les chats aiment tant boire dans les flaques d’eau, alors qu’ils ont un beau bol d’eau fraîche à la maison! Non pas à cause de l’odeur de chlore de l’eau du robinet mais « probablement à cause de leurs moustaches. Ils n’aiment pas qu’elles frottent contre les parois du bol. Elles doivent servir à transmettre des signaux instructifs,
pas à les agacer. » (p. 200).

Un polar à lire un samedi matin gris, alors que tout paraît ennuyeux et morne. Il vous requinque assurément en quelques minutes !

Un extrait pour donner la couleur

Il y eut des exclamations d’admiration lorsque les serveurs déposèrent les desserts sur les tables. On s’écria devant la reconstitution en meringue pralinée de l’Arsenal, les lions en pâte d’amande qui semblaient prêts à rugir, la pyramide de gelati de toutes les couleurs, les gondoles en chocolat noir, l’île de Murano brillant de sucre filé, celle de Burano en dentelle de pâte aussi fine que celle des hosties et les minuscules millefeuilles qui dessinaient les quartiers de Venise sur une nappe de gelée aux raisins verts où étaient piqués des vaporettos en nougat d’à peine deux centimètres. (p. 145)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Serial killer à ses heures, Louise n’aime rien tant que la douce routine en compagnie de ses chats. Lorsqu’elle apprend qu’une menace pèse sur le chic restaurant où elle travaille, son sang ne fait qu’un tour. S’attaquer au parrain d’une dangereuse famiglia est toutefois bien compliqué.
Mais quand une jolie infirmière qui sème la mort sur son passage s’intéresse d’un peu trop près à Guido, le chef de Carte Noire, les masques tombent. Résolue à défendre les siens, Louise reprend du service… avec la détermination qu’on lui connaît!

À propos de l’auteure :

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À la fois romancière, chroniqueuse littéraire et gastronomique, Chrystine Brouillet a écrit une cinquantaine d’ouvrages tant pour les jeunes que pour les adultes. Alors que son personnage de l’inspectrice Maud Graham est devenu une figure de proue du polar québécois, ici Louise apporte plutôt une touche d’humour noir.

Titre : La mort mène le bal
Auteur : Chrystine Brouillet
Éditeur : de l’Homme
Date de parution : 2015

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