Saveurs vagabondes, une année dans le monde

Le Goût des voyages

900539-gfDes voyages, des aventures, beaucoup de cuisine, l’ensemble ponctué de références littéraires, Saveurs vagabondes de Frances Mayes est une délicieuse lecture d’été.

Le premier ouvrage de l’auteure: Sous le soleil de Toscane nous transporte dans les aléas des travaux de rénovation d’une villa en Toscane. Nous y rencontrons de croyants voisins à l’ombre d’un cyprès, y achetons quelques aubergines, courgettes et tomates à la vieille épicière, préparons un diner avec ces aliments simples goûtant le ciel, puis Frances Mayes nous invite à sa table dressée de vaisselles dépareillées à l’ombre d’un olivier. Une lecture qui fait goûter la Toscane et la joie des travaux.

Saveurs vagabondes nous emmène plus loin encore, le couple nanti profite de ce pied à terre situé au cœur de l’Europe pour partir à la découverte des pays voisins.
Janvier commence en Andalousie le pays des orangers, ses soirées chaleureuses, ses bars à tapas, ses vignes et sa musique.
Mars on part au Portugal sur la route des explorateurs, de Lisbonne et ses azulejos, de l’Alentejo et son terroir frugal. On mange de traqueria en traqueria et on comprend que la gastronomie portugaise à beaucoup à offrir.Saveurs vagabondes
On se fraye ensuite un chemin dans les rues de Naples, un espresso et une pointe de pizza sur le pouce et direction la Médina de Fez au Maroc où l’on rentre dans l’intimité des rues médiévales de ses persiennes et vitraux colorés, de ses odeurs et de ses secrets. Carottes au cumin, poivrons grillés, olives au citron confit et couscous traditionnel, on salive.
colette saveurs vagabondesDépart pour le terroir riche de la Bourgogne sur les pas de l’écrivaine Colette, cuisine française, bouteilles de bons crus et quête de fines herbes sur fond de littérature.
Juillet sera au jardin dans les îles Britanniques, souper de pâté de porc en croûte, cake au thé et à la cannelle ou bien un roulé à la confiture en dessert. Une toile de campagne anglaise qui évoque le paradis.
Fatigué? Va pour une croisière dans les îles grecques: Corfou, Crête, Volos, Pirée etc… en quête du bleu pur et de la cuisine méditerranéenne.

500 pages où Frances Mayes fait voyager nos sens grâce à son écriture sensuelle. Un des livres les plus gourmand que j’ai lu.
Une lecture évasion, une carte postale de saveurs et un très bon guide de voyage.

Un extrait pour donner la couleur

Les odeurs du pain qui cuit, des pavés mouillés, du poisson frit dans les boutiques de rues. Arômes de coriandre, de menthe, de gros ragoûts et de porc rôti qui filtrent aux portes des petits restaurants de quartier – les tascas. Le plat du jour – prato do dia – est affiché sur la vitrine, et nous choisissons une tasca aux tables pleines, où tout le monde s’assoit avec tout le monde. En attendant ma commande, j’admire le gâteau aux noix nappé de caramel qu’on apporte au voisin. Il s’en aperçoit, s’empare de ma fourchette et me la rend avec une bonne bouchée de son gâteau. (p148)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture):
«De la fenêtre de mon bureau, je vois la baie de San Francisco – terrain bleu encadré de tribunes d’eucalyptus. J’imagine que le vent a traversé l’Asie, survolé Hawaii, apportant avec lui – si j’avais l’odorat assez puissant – le parfum des frangipaniers. Le soleil fait une sortie grandiose à l’ouest, dans un ciel marbré de lavande et de rose. La baie engloutit l’océan ! Avec l’élan d’un tremblement de terre, une certitude sauvage point entre mes tempes. Il est temps. De partir. Temps. De partir. Et c’est tout.»
Frances Mayes s’accorde une année de vagabondages pour découvrir le métissage des cultures en Andalousie, la cuisine du Portugal, les jardins à l’anglaise, effectuer un pèlerinage littéraire dans le pays de Colette en Bourgogne, errer au hasard des ruelles de Fez. Partout elle s’immerge, se mêle, flâne au marché, pousse les portes des cuisines de restaurant, entraînant le lecteur avec elle. Elle met ses pas dans ceux d’Homère, se repose de la mer Égée à l’ombre des oliviers en Crète, mais c’est à Mantoue qu’elle rêve de s’installer, en attendant que l’appel de la route la reprenne. Le livre savoureux d’une épicurienne.

À propos de l’auteure: francesmayes
Frances Mayes est une écrivain, professeur d’université, poétesse, essayiste américaine qui partage sa vie entre Hillsborough et Cortone.

Titre: Saveurs vagabondes, une année dans le monde
Auteur: Frances Mayes
Éditeur: Folio
Date de parution: 2008
Traduit de l’américain par Jean Luc Piningre

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L’inconnu du Grand Canal

Une enquête du commissaire Brunetti

L'inconnu du grand canalLe 21e roman mettant en scène le personnage de Guido Brunetti, L’Inconnu du Grand Canal, traduction de Beastly Things, publié en 2012 vient de paraître en français.

Donna Leon nous a donné des intrigues corsées où Venise, ville qu’elle a adoptée depuis plus de 30 ans, est au cœur de l’action. Cette fois-ci, dans le Grand Canal, l’inconnu qui y flotte serait un vétérinaire de la région. Un seul trait pourra identifier la victime – mais quel trait physique …!  – il est atteint de la maladie de Madelung, troublante autant que déformante. La police envisage l’hypothèse d’une vendetta private ! En tentant de retracer son histoire, on est amené dans un abattoir sordide  « 6 ou 7 hommes avec de longues vestes en caoutchouc blanc faisaient des choses avec des couteaux et des instruments pointus, à des porcs et des moutons … d’où les bruits. » Une phrase, une seule phrase nous propulse dans l’action et tout est dit ! Et voilà pourquoi j’aime Donna Leon ! Certes, L’Inconnu du Grand Canal, ne sera pas son chef d’œuvre, mais demeure un grand plaisir de lecture !

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Un extrait pour donner la couleur 

Sur la table basse, devant le canapé, Paola avait posé deux verres de vin, un bol d’olives noires, un d’amandes, quelques gressins et une assiette de ce qui semblait être du parmesan Reggiano.  Sa mère, même à l’époque où sa famille avait connu les pires moments de misère, refusait d’acheter autre chose que du parmigiano reggiano. … Mieux vaut rien que quelque chose de pas bon, disait-elle, et c’est ce qu’il pensait encore. Paola entra dans la pièce avec une bouteille de vin à la main. Il leva les deux verres pendant qu’elle versait le vin, puis, il s’assit à côté d’elle sur le canapé. Il piqua quelques amandes et les mangea, une par une, savourant pleinement le contraste entre le sel, l’amertume des amandes et le vin. (page 197).

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture):

Qui est ce cadavre qui flottait dans le canal ? Aucun élément d’identification possible – si ce n’est une chaussure, pas de signalement de disparition dans la région de Venise. Le mystère semblait bien épais pour le commissaire Brunetti. Mais, il en est sûr, la victime ne lui est pas inconnue. C’est l’irremplaçable Mlle Elettra qui l’aide à retrouver la mémoire : l’homme avait été filmé lors des manifestations des agriculteurs à l’automne.

À propos de l’auteure: Donna Leon

Née dans le New Jersey, Donna vit à Venise depuis 30 ans, ville où se situent toutes ses intrigues. Avec son amie Roberta Pianaro, cuisinière vénitienne émérite, elle a publié récemment Brunetti passe à table.

Titre : L’inconnu du Grand Canal
Auteur : Donna Leon
Éditeur : Calman-lévy
Date de parution : 2015
Traduit de l’anglais par Gabriella Zimmermann

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La mafia se met à table

Histoires et recettes de l’illustre société

indexPetit livre savoureux autant par les recettes qu’on y retrouve que par la découverte de ce monde mafieux, présenté avec humour. L’auteur présente 10 rendez-vous authentiques en les illustrant de véritables festins, servis lors de ces rencontres décisives, incluant les menus et les vins qui les accompagnent. Surprenant de lire le Banquet de Messine de 1860, «croyant offrir la Sicile à Victor-Emmanuel, roi de Piémont, Garibaldi vient d’en faire cadeau aux zii de la Mafia. Reconnaissants, les chefs de familles offrent au au «libérateur» un banquet qui devait lui rester sur l’estomac». À retenir, autant l’anecdote historique que les menus et recettes aux noms évocateurs : courge à l’aigre-douce, flan de châtaignes, cocktail de pâtes froides… !!

 

Un extrait pour donner la couleur

Vive Mussolini, Vive Don Cuccio, Vive la Mafia – 1924 – Quelle drôle d’idée avait eue Mussolini de venir rendre visite à cette petite bourgade de Piana dei Greci, à une heure de voiture de Palerme! Six ans plus tôt, le roi lui-même, dans ce fief mafioso, s’était aperçu que c’était un petit homme noiraud nommé Don Cuccio Cuscia qui était dans ces lieux le seul maître après Dieu. Peut-être même avant…

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Douze ans de séjour en Italie m’ont appris que l’histoire de la Mafia s’identifie absolument avec l’histoire de la gastronomie sicilienne. Les pezzi da novante, les poids de quatre-vingt-dix, comme on appelle les capi de l’Honorable Société, en vertu de leur poids en respect, savent peaufiner leurs menus avec autant de soin qu’ils en mettent à préparer leurs crimes. Cuscinate il delitto, cuisiner le délit, est une expression insulaire dont la signification est loin d’être casuelle.

À propos des auteurs:

Jacques Kermoal a exercé la fonction de grand reporter. Journaliste, Martine Bartolomei a assuré la partie cuisine de cet ouvrage.

 
Titre : La Mafia se met à table
Auteur : Jacques Kermoal et Martine Bartolomei
Éditeur : Actes Sud et Babel
Date de parution : 1986

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La Cucina

Où l’art culinaire et l’art amoureux  se retrouvent !

cucinaUn classique qu’il faut prendre le temps de savourer ! L’action de déroule en Sicile … inutile d’insister sur le fait que l’ombre de la Mafia est omniprésente à travers ce récit.

Après la mort de son premier amour, Rosa Fiore quitte son petit village ou vivent ses frères, eux-mêmes, un peu mafieux pour s’installer à Palermo où, pendant 25 ans, elle mènera une vie plutôt solitaire et triste. Son seul loisir sera la cuisine. « Certaines se retirent au couvent…Moi, je me retirais dans ma cuisine ».

Jusqu’au jour où le bonheur entre dans sa vie … un étranger aux manières exquises qu’elle appellera l’Inglese. Et voilà que la nature ardente de la femme gourmande se réveille … La gastronomie ouvrira les portes du plaisir. Et la vie de Rosa se racontera en 4 saisons autour des plaisirs de la chair et de la chère !

Le lecteur pénètre dans cette intimité presque impudique, mais toujours délectable ! Les 2 amoureux découvrent d’autres façons  le manger – d’ailleurs elle dira « je ne mangerai plus jamais de spaghettis dans une assiette »… À vous d’imaginer la suite…  !! On rit de ses mésaventures et surtout  – on se délecte de ses aventures !87d01818cba5d404ff56a85c42c4319a

En prime, ce livre est farci de recettes siciliennes qu’on aura plaisir à reproduire !
Ce texte fait plus qu’ouvrir l’appétit – c’est d’ailleurs surprenant qu’il n’ait pas été adapté pour l’écran. Ou peut-être l’a-t-il été et je l’ignore … !

Un extrait pour donner la couleur

Pour avoir des produits que les ménagères n’avaient pas encore tripotés, il fallait à tout prix arriver au marché de bonne heure, avant d’aller au travail. J’aimais ces visites quotidiennes qui m’offraient un choix immense de fruits et de légumes joliment présentés. Les parfums des petits, pois, de la menthe, du basilic mêlés aux odeurs de la viande crue pendue aux crochets des bouchers, me rappelaient mon enfance et mon adolescence à la ferme. (page 94)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Sexe et gastronomie, passion et désillusion, le tout saupoudré de mafia sicilienne : tels sont les ingrédients du premier roman sensuel et envoûtant de Lily Prior. Chant d’amour pour l’Italie, La Cucina est une célébration de la vie. Un roman irrésistible de parodie et de satire farci d’images captivantes, de couleurs, d’odeurs et de saveurs intenses. Toutes les splendeurs d’une Sicile magique et troublante.

À propos de l’auteure: lily_prior1

Lily Prior réside à Londres. Elle aime l’Italie, ce pays qui l’a inspiré notamment pour son premier roman, La Cucina, publié chez Grasset en 2002, traduit dans plusieurs langues, de même que pour la Cucina Secunda.

Titre : La Cucina
Auteur : Lily Prior
Éditeur : Livre de poche
Date de parution : 2007
Traduction de l’anglais par Marie-France Girod

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La cucina secunda

La Cucina seconda - LILY PRIORSexe, cuisine sicilienne, fête au village, et évidemment, un peu de … mafia italienne, « je n’arrive pas à imaginer la Sicile sans Mafia », dira Rosa !
Dans ce petit village sicilien, Rosa Fiore qui nous a fait vibrer dans La Cucina– nous revient avec autant de passion, cultivant l’espoir d’une vie amoureuse réussie !
L’Inglese, l’amoureux de l’époque, la hante toujours. Elle désire qu’il s’intègre à son monde, celui où la terre produit la vie…  Elle lui apprendra la cueillette des courges, du jasmin et des asperges sauvages! Séducteur à tout venant, le bellâtre ne semble pas apprécier la vie de cul-terreux. Et pourtant Rosa insiste… chaque temps de récolte nous fait vivre l’évolution de son amour de plus en plus passionné. Et l’été, « son odeur de beurre fondu combiné à l’arôme juteux des cerises qu’il avait cueillies et mangées produisait le parfum d’une pâte à gâteau »… Généreuse, elle nous offre sa recette de son gâteau au fromage parfumé aux citrons, ainsi que les astuces pour le réussir parfaitement !
En début d’hiver, pour la fête de Santa Lucia, elle prépare la cuccia, une bouillie de blé, en guise de remerciement à la terre. Et suit l’événement des Nucatoli, ces biscuits de Noël fourrés aux amandes et au miel, et que la coutume veut que l’on offre aux voisins et amis. Puis on abat le cochon, sans contredit, la partie la plus juteuse du roman. Et toujours, en prime, ces quelques petits secrets de fabrication … Et l’année se vit ainsi, au fil des drames et des réjouissances en alternance, dans ce petit village sicilien. 481818729_small

Sexe, gastronomie, passion, mais surtout le plaisir absolu de ce que doit être la véritable cucina.
À offrir aux vrais amoureux des plaisirs de la chère !

Un extrait pour donner la couleur
« Je savais par expérience que si je cuisinais dans l’énervement, ma frittella ne serait pas aussi bonne qu’à l’accoutumée. Elle aurait un arrière-goût d’amertume (…) Quand les fèves et les pois sont tendres à point, ni trop mous ni trop fermes, on doit retirer la casserole du feu, ajouter une poignée de persil haché, un filet de la meilleure huile et laisser refroidir pour que les parfums se mêlent dans une parfait harmonie de saveurs printanières. »

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Femme indépendante et sensuelle, propriétaire d’un vaste domaine agricole en Sicile et mère d’une nombreuse famille, Rosa renoue avec un ancien amant, surnommé l’Inglese. Ils se lancent dans une relation passionnée. Mais l’Inglese, citadin un peu snob et sensiblard, a du mal à s’adapter à la vie campagnarde que mène sa maîtresse. Il suscite la jalousie du frère de lait de Rosa, Mauro.

À propos de l’auteure:lily_prior1

Lily Prior, écrivain, réside à Londres. Elle aime l’Italie, ce pays qui l’a inspiré notamment pour son premier roman, La Cucina, publié chez Grasset en 2002, traduit dans plusieurs langues, de même que pour la Cucina Secunda.

Titre : La cucina secunda
Auteur : Lily PRIOR
Éditeur : Grasset,
Date de parution : 2013
Traduction de l’américain par Marie-France Girod-Lecocq

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Le maitre du café

Une saga aux airs de comédie italienne !

9782226245144mAmateurs de bons cafés, vous serez comblés… ! Voici un conte philosophique, conçu dans la plus pure tradition des grands maîtres du cinéma italien, empreint d’humour, de dérision et de joie de vivre… Rome, 1954 ! Massimo Pietrangeli, un personnage extravagant, maître torréfacteur en fin de vie – règne sur l’empire des Cafés Pietrangeli. Il a l’insigne honneur de préparer et de servir, tous les matins, à 10h pile, le café du président italien, pour lequel d’ailleurs il a conçu une cafetière exceptionnelle, la Storta.

 Terrassé en pleine rue par un infarctus, le croyant au seuil de la mort, à son chevet, la famille prépare un caffè doppio (un double) MIRACLE ! L’odeur suave du breuvage ramène Massimo à la vie. Voilà que le maître prend conscience que sa vie tire à sa fin.

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Un long voyage
Avec sa famille, il entreprend un voyage au Costa Rica, prétextant que les plus belles fèves de café arabica s’y trouvent, et c’est dans cette ile volcanique qu’il a connu son premier véritable grand amour alors qu’il avait 18 ans… Le long cortège familial se met en route, le maître de café entouré de personnages burlesques : sa fille l’écrivaine avec ses répliques assassines, son fils curé, plein de rigueur, son gendre prospère – particulièrement intéressé par la reprise du business, et au cœur du voyage, la Storta, cette précieuse cafetière.

L’étrange équipage progresse lentement. Après Rome, Bologne, Bordeaux, il écorche au passage les Français qui, prétendra-t-il – ne connaissent pas le bon café… ! Il traverse l’Océan, puis la mer des Caraïbes, pour enfin atteindre le Costa Rica. À travers ce très long voyage, on apprendra l’art de la préparation du café parfait, les différentes variétés de grands cafés et les savants mélanges. Tout au cours de cette lecture – vous n’aurez qu’une envie : déguster un vrai espresso ristretto !

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Un extrait pour donner la couleur 

«La STORTA, un chef d’œuvre d’art mécanique ! Cette cafetière est constituée de 57 pièces comme les 57 grains qui sont essentiels pour faire un bon café »

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

A Rome, dans les années 1950, Massimo Pietrangeli est un maître torréfacteur de 71 ans. Le jour où il est terrassé par un infarctus, il annonce à ses proches que sa dernière volonté est de faire un voyage au Costa Rica. Cette expédition improbable avec sa famille devient un voyage intérieur pour Massimo.

À propos de l’auteur :954986_22610677_460x306

Olivier Bleys a publié vingt livres : romans, essais, récits de voyage, bandes dessinées, roman graphique, récit d’anticipation, traduits dans une dizaine de langues, qui lui ont valu de nombreuses récompenses dont le Grand Prix du Roman de la Société des Gens de Lettres pour Le Maître de Café. En juillet 2010, Olivier Bleys a pris le départ d’un tour du monde à pied, par étapes, qu’il poursuit d’année en année.

 

Titre : LE MAITRE DE CAFÉ
Auteur : Olivier Bleys
Éditeur : Albin Michel
Date de parution : 2013

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Mille jours en Toscane

toscaneIl fait chaud, c’est le temps des récoltes, les étals du Marché Jean-Talon sont remplis de fruits et légumes colorés …
Et j’ai envie de vous amener du coté de l’Italie. En compagnie d’une auteure qu’on  pourrait qualifier de Peter Mayle au féminin … donc proléfique!

Marlena de Blasi, cette journaliste américaine, chroniqueuse gastronomique … après nous avoir offert Mille jours à Venise, – où d’ailleurs Marlena rencontre son Vénitien Fernando et pour qui elle va quitter l’Amérique non seulement pour vivre en Italie mais pour vivre au rythme des Italiens. L’aventure se poursuit à travers Mille jours en Toscane
Évidemmentqu’il faut aimer l’Italie et ce style de romans où tout est prétexte aux plaisirs de la chaire! D’ailleurs son leitmotiv le révèle bien «Tout ce qui compte dans la vie, c’est la table et le lit !!»

On a plaisir à suivre Fernando et Marlena, au rythme des saisons, particulièrement la saison des récoltes où elle redéfinit la notion d’abondance, une notion si différente en Amérique que dans ce coin de pays italien.

Je n’ai pas trop reconnu « ma » Venise, car celle-ci est vraiment « la leur », mais le voyage toscan est lui superbe, authentique et on ressent une fringale délicieuse au fil des pages !
Je connais l’hospitalité des toscans (les maisons en campagne restent toujours ouvertes au passant) et les recettes sont extraordinaires, elles « s’accrochent au corps et au coeur » !!! sans oublier les fameuses couleurs des paysages, les pastels du printemps, les ors de l’été et de l’automne, et les silences glacés de l’hiver !

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En compagnie de leurs nombreux amis:
En Septembre, on fait les vendanges,
En Octobre, les récoltes de châtaignes,
En Novembre, la cueillette des olives,
Et en Décembre, les truffes évidemment pour célébrer Noël … après c’est le repos !

Et je dois préciser que chaque chapitre se termine par une recette qui nous fait tellement saliver.

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Trois ans après leur mariage, Fernando apprend à Marlena qu’il souhaite reprendre une nouvelle vie. Le couple quitte donc Venise pour s’installer dans un minuscule village toscan, San Casciano, qui se révèle particulièrement chaleureux. Les vendanges, la cueillette des olives, des cèpes et des truffes, les fêtes locales sont ainsi évoquées en même temps que le vieux Barlozzo et la belle Floriana.

À propos de l’auteur : 12529

Et véritablement, cette journaliste gastronomique américaine a bien quitté Saint-Louis dans le Missouri pour Venise à la suite d’un coup de foudre pour un banquier quinquagénaire. Marlena de Blasi est l’auteure de trois livres de cuisine et de deux récits, tous traduits dans plus de douze langues.

 

Titre : Mille jours en Toscane
Auteur : Marlena DE BLASI
Éditeur : Gallimard
Date de parution : 2013
Traduction de l’anglais par Marie-Pierre Bay

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