Chez Gigi. Tome 1

Le petit restaurant du coin

Le milieu du siècle dernier est inspirant pour les auteurs de romans québécois, notamment Marie Laberge, Michel David, Pauline Gill ainsi que l’auteure de Chez Gigi, Rosette Laberge. Ces sagas romantiques réjouissent le lecteur fidèle pour qui cette période ancienne où, ni écran, ni éléments distrayants ne détournaient l’attention de l’esprit de famille tissée serrée dans ce Québec de villages, de quartiers, de ruelles qui regroupait grosse famille et petit bonheur.

Le resto Chez Gigi représente bien ce lieu de rencontre pour une jeunesse qui, en flânant, sirote le milk-shake rassembleur en refaisant son micro-monde et où, danser le rock’n’roll roll, devient LA raison de vivre de la patronne, Madame Gigi, la presque-mère de ces grands ados que le curé toise d’un œil réprobateur. À lire par les nostalgiques du siècle dernier.

Un extrait pour donner la couleur

Laurence et Béa se sont donné rendez-vous au restaurant de madame Gigi. Fidèle à son habitude, elle ne se contente pas de les accueillir chaleureusement, elle fait signe à la serveuse d’apporter à chacune un grand milkshake. Heureusement qu’on se dépense en dansant, blague Béa, parce que j’engraisserais à vue d’œil. – Tu ne vas quand même pas passer ta vie à te priver, rétorque madame Gigi. Ce n’est pas moi qui te le dis, c’est écrit partout que les produits laitiers sont excellents pour la santé. (p. 220)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)
Dans ce Québec des années cinquante, c’est au petit restaurant du coin Chez Gigi que plusieurs vont boire un milkshake lorsqu’ils ont envie de se payer un petit plaisir. Si madame Gigi est la mère de Rita, elle est aussi un peu celle des nombreux jeunes qui trainent à son restaurant, notamment Béa et Laurence, les meilleures amies du monde.

À propos de l’auteure
Auteure à succès d’une quinzaine de romans, Rosette Laberge aime depuis toujours raconter des histoires et donner vie à ses personnages. Au cours des dernières années, elle a reçu plusieurs distinctions, dont le prix Littérature, au GalArt 2013, ainsi que le prix Femme d’influence, au Gala Excellence au féminin.

Titre : Chez Gigi, tome 1
Auteure : Rosette Laberge
Éditeur : Druide
Date de parution : 2017

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La nostalgie des buffets de gare

La nostalgie des buffets de gare… si loin du Starbuck Café… !

La nostalgie des buffets de gare.inddEssai fort nostalgique à la française!  Les gares, plus en France qu’au Québec, quoique… constituent des lieux empreints de nostalgie et les voyages en train demeurent les sources d’inspiration à l’infini pour tous ces auteurs- voyageurs – travel writers – qui dégustent le temps !
Duteurtre développe son amour de l’ambiance de ces lieux d’autrefois, de ce monde bruyant, fumant ou l’odeur précédait l’arrivée du lent mastodonte et où les jolies valises faisaient office de cartes de visite ! Les dames qui sentaient bon, les travailleurs pressés, les voisins qui, empreints d’une tristesse ou d’une joie exubérante vous considéraient déjà comme un intime !
Mais l’auteur dénonce également cette société obsédée par le temps, le profit et la vitesse à travers cet essai nostalgique sur les trains, les gares et leurs transformations.

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Un extrait pour donner la couleur

«On peut regretter les trains d’autrefois, faire l’éloge paradoxal de la lenteur, verser une larme sur les passages à niveau, se rappeler le sifflet des chefs de gare… On peut regretter même ce chauffage impossible à régler, ces voisins qui vous faisaient manger face en mangeant un œuf dur, un sandwich au pâté et une banane puante… même lorsqu’on est irrésistiblement nostalgique, il faut admettre que la possibilité de rentrer de Nantes à Paris en 2h55 exactement, confortablement assis, avec une prise de
courant pour brancher son ordinateur… marque indéniablement une forme de progrès dans lequel ce que nous avons engagé vaut bien ce que nous avons perdu! »

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :
Décrivant ses errances dans les « trains déclassés » et ses attentes infinies Benoît Duteurtre nous fait voir le revers du TGV. Il ne cache pas sa nostalgie des buffets de gare (transformés en Starbucks Coffee) ou des wagons-lits (sacrifiés sur l’autel de la rentabilité). Mais, surtout, il bouscule certaines urgences de notre société comme le démantèlement des services publics, la passion des marques, l’obsession sécuritaire ; tout ce qui contribue à asservir nos vies en éliminant la part d’imprévu et de poésie.

À propos de l’auteur: duteurtre-benoit
Benoît Duteurtre a écrit une vingtaine de romans et d’essai, dont l’Opérette en France et Ma belle époque.

Titre : La nostalgie des buffets de gare
Auteur : Benoit Duteurtre
Éditeur : Manuels Payot
Date de parution : 2015

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