Un grand Bourgogne oublié

Une bouteille mystère, une enquête en Bourgogne

Un grand bourgogne oubliéEmmanuel Guillot, installé à Cruzelle est un pionnier du vin bio, il prend vie dans cette aventure grâce au coup de crayon de Boris Guilloteau et nous amène en Bourgogne à la rencontre du vin, de son terroir, de ses personnages emblématiques – ces vieux – ces jeunes, qui n’ont qu’une passion, continuer à faire vivre l’héritage de leur aïeux dans le respect de leur savoir-faire.

La BD commence comme on les aime par une soirée entre amis. Les comparses dégustent un lot de vieilles bouteilles de vin retrouvées à la cave, poussiéreuses et sans étiquettes . Elle sont sans éclat pour la plupart, sauf une… Manu est en train de déguster son Paradis ! Un vin extraordinaire mais d’origine inconnue, il n’a seulement qu’un indice, une date, 1959 …
De là débute sa quête, son obsession, au détriment beaucoup de sa vie de famille, découvrir son origine. Car Manu, comme son père avant lui, veut faire un grand vin, sur une parcelle en particulier: La Mollepierre, qu’il convoite depuis longtemps mais qui appartient à un vieil ennemi de la famille. Deuxième intrigue … Est ce que Manu va réussir à acheter au vieux bougre de voisin la parcelle tant désirée ?!

Très vite prise dans la BD, refusant même de la poser quand l’heure de partir de la librairie était arrivée, j’avais hâte de découvrir comment se termine l’histoire, mais pas seulement.
Car on part aussi en voyage à travers le vignoble français, on apprend beaucoup sur le monde du vin, on rencontre des personnages hauts en couleurs, on met nos sens en éveil, on partage de belles valeurs. Une lecture détente et captivante.

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Un extrait pour donner la couleur

«Manu ?! Qu’est ce que tu fais là à cette heure où le bourgeois dort encore, t’es bourré?
-Bruno, je ne suis pas bourré, je sors du Paradis !
-Nom de … T’as bu quoi ?! Dis moi tout !
-Un 1959, mais je ne sais pas quoi et vinifié par je ne sais pas qui…
-Allez… Tu vas me raconter ça avec une bonne Côte-Rôtie.
-Il est cinq heures du mat’ Bruno !
-Ah ouais t’as raison, c’est un peu tôt quand même … On va prendre un petit Morgon plutôt. J’ai un vigneron à te faire découvrir. (p19)»

Quelques note de l’éditeur (4e de couverture):

Propriétaire d’un domaine, Manu a une obsession, comme son père avant lui : faire un grand vin. C’est pour ça qu’il loue la parcelle du clos de la Molle Pierre, convaincu qu’un grand terroir a été oublié sur cette hauteur de Cruzille, dans le Mâconnais. Aujourd’hui, le rêve de Manu prend forme, le clos est à vendre.
C’est alors qu’un ami de Manu trouve un lot de bouteilles anciennes sans étiquette, hormis une belle inconnue née en 1959. À la dégustation, l’émotion de Manu est énorme. C’est le plus grand vin qu’il ait jamais bu. Manu a une évidence qui vire à l’obsession : il doit retrouver ce qu’était cette bouteille !
C’est avec les pieds de vigne qui ont permis ce prodige qu’il veut replanter la Molle Pierre, en l’honneur de son père disparu. Commence alors plus qu’une enquête, une quête vitale…

A propos des auteurs:

525Emmanuel Guillot est propriétaire du domaine Guillot-Broux à Cruzille, berceau de l’agriculture biologique en Bourgogne. En 1954, les grands-parents de Manu créaient le premier domaine viticole biologique de Bourgogne. Par philosophie et suite à des rencontres, ils se lancèrent seuls dans l’aventure des vins biologiques et des vins nature.

herve-richez-grand-bourgogne-oublie-lossature-L-DStE2mHervé Richez est né dans le Nord en 1967. Il travaille pendant 12 ans comme cadre bancaire avant de se consacrer totalement à l’écriture en 2004. Son premier album, Buzzi, une série jeunesse réalisée avec Eric Miller sort en 1997. En 2002, Sam Lawry marque sa première collaboration avec Mig. Suivra Le Ménager, sa deuxième série réaliste avec Mig. Depuis, il alterne entre scénarios réalistes (Groom Lake) et séries humoristiques (Les Fondus, Mafia Tuno, Les Poulets du Kentucky…).

indexBoris Guilloteau est né le 15 juillet 1974 à Tours. Il dessine déjà dans sa tendre enfance et remporte, dès l’âge de 18 ans, un concours de BD au festival de Poitiers. Puis, après le lycée, il entre aux Beaux-Arts de Cherbourg, aux Beaux-Arts d’Angoulême et effectue un stage de dessin animé au CNBDI. Lorsqu’il quitte l’école en 2002, Boris Guilloteau a déjà le projet de se lancer dans la bande dessinée. Son 1er album sort en 2003 chez Soleil et s’intitule Le Petit Bûcheron. Puis il signe La Fontaine aux fables et Jane des dragons chez Delcourt. Il sort en septembre 2014 Un grand bourgogne oublié chez Grand Angle.

Titre: Un grand Bourgogne oublié
Auteurs: Manu Guillot, Hervé Richez, Boris Guilloteau
Éditeur: Grand Angle
Date de parution: 2014

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Le vin à la belle étoile

Montréal, le 18 avril 2015 – Chère Anne, «  Bienvenue dans cet univers où humaine est dédiée à l’art de vivre, à la révélation du terroir et à l’âme des vins du Sud.»

img1c1000-9782732470696 Le vigneron Gérard Bertrand de passage à Montréal en avril dernier m’a ouvert ce monde mystérieux de la biodynamie car les domaines du vigneron sont cultivés dans le respect de cette philosophie qui établit le lien entre vin et chemin spirituel. « Porteur d’un message, le vin doit élever, éveiller l’âme et rapprocher les hommes ». Tout dans son discours porte à la réflexion sur ce nectar, loin de l’enivrement et de l’excès. Au Clos d’Ora, Gérard Bertrand concrétise un rêve, soit celui de réaliser un vin d’inspiration quantique, vibrant à travers le corps, l’âme et l’esprit. Quel bonheur de déguster ce vin avec l’auteur, un homme profond et intuitif, diront certains, mais surtout humain, sincère et même… joyeux !
Toujours l’art de vivre et la douceur méditerranéen pour cet homme de goût en quête de sens !

Un extrait pour donner la couleur

« En me rappelant la visite des chais, je frissonne. Pas au souvenir de la fraîcheur de cette cave magnifique, mais plutôt en me remémorant les sensations que j’ai éprouvées dans l’immense chai à barriques aux allures sacrées. Certains murs, je m’en souviens, suintent l’eau d’une source cachée. Oui, il existe un mystère qui me ramène aux côtés de mon père, tout près de ces paroles «  Le vin est la quintessence de l’art de vivre » disait-il souvent ! » (page 135)

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :
En quête de sens, Gérard Bertrand  va plus loin et dépasse les limites du rôle d’entrepreneur viticole : avec lui, le vin s’allie naturellement à la spiritualité. Comme l’avaient perçu les civilisations anciennes, le vin est un objet de méditation, un breuvage multidimensionnel. Son ouvrage  passionnera les amateurs de vin, les entrepreneurs, les amoureux de rugby et, plus généralement, tous ceux qui s’engagent dans une démarche de développement personnel.

À propos de l’auteur: 713641-gerard-bertrand-ul-myop-5220
D’abord rugbyman célèbre, Gérard Bertrand  commence à travailler avec son père qui lui a transmis sa passion du terroir, pour les caves du Domaine de Villemajou à Boutenac dans les Corbières. En 1992, il créé la société des vins Gérard Bertrand qui s’emploie à développer la notoriété des plus beaux crus du Languedoc en France et dans cent pays au monde. En 2015, il est nommé Signature de l’année par Bettane et Desseauve.

Titre : Le vin à la belle étoile
Auteur : Gérard Bertrand
Éditeur : La Martinière
Date de parution : 2015

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Bacchus et moi

9782757845806-bacchus«Il aime le vin ; il possède un excellent nez et un bon palais ; il adore bavarder avec les vignerons, se promener dans leurs vignes et goûter dans leurs caves ; il a la mémoire de ce qu’il a bu et mangé ; il écrit merveilleusement bien ; et, chose rare chez les chroniqueurs de la dive bouteille, il a beaucoup d’humour. Ce phénomène s’appelle Jay McInerney. Il parle avec compétence et enthousiasme des chablis, des montrachets, des meursaults, d’autres blancs comme les vins secs de Graves, « ces oubliés », les pinots gris d’Alsace, la coulée-de-serrant et
ses arômes de coing. Il dit souvent chez qui il se fournit…Il ne parle pas que des vins français célèbres ou modestes. Son goût très éclectique l’a emmené en Espagne (Gran Coronas de Miguel Torres), en Italie (le barbera, le barolo), au Chili, en Nouvelle-Zélande et, bien sûr, en Californie. Il fait l’éloge du terroir mais aussi des vignerons…Jay McInerney ? Un Chasse-Spleen d’une très grande année. » La revue de presse : Bernard Pivot – Le Journal du Dimanche du 1er décembre 2013

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Un extrait pour donner la couleur

Le rosé, de la Provence à Long Island – Un soir d’été, dînant au restaurant Sunset Beach, sur Shelter Island, je remarquai beaucoup de bouteilles de rosé dans les seaux à glace.
Et comme Sunset Beach est en quelque sorte l’équivalent pour Long Island des plages de la Côte d’Azur, le fait qu’on entendît beaucoup parler français à ces tables n’était pas sans rapport. Depuis longtemps, pour les beautiful people de Cannes et de Saint-Tropez, le rosé est le vin d’été par excellence, mais il n’a pas vraiment conquis le public américain. (page 111)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :
Ce livre de Jay McInerney réunit soixante-six de ses chroniques parues dans House and Garden et dans le Wall Street Journal, chroniques qui se nourrissent des connaissances qu’il a accumulées avec le temps sur toutes sortes de vins, sur les gens et les lieux qui les produisent à travers le monde. On voyage ainsi avec lui des châteaux légendaires de la culture vinicole à l’Australie, la Nouvelle-Zélande, en passant par les collines de Santa Rita et Paso Robles, l’Argentine et le Chili. On rencontre ces « fous de raisin », vigneron, sommelier, expert, qui ont mis leur énergie au service de leur passion et les personnalités du monde vinicole deviennent les personnages des récits oenophiles de McInerney. Si on apprend beaucoup de ses réflexions sur le monde du vin, on s’amuse également de ses nombreuses anecdotes et de ses comparaisons brillantes et cocasses. Qu’est-ce qui différencie Lafite et Mouton ? Comment lire les étiquettes de vin allemand ? Quels sont les champagnes accessibles (ou décidément pas) ? Que boire avec les cuisines asiatiques ? Par quel miracle l’expression « vin californien » a-t-elle cessé d’être un oxymore ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles ce recueil instructif et réjouissant permet de répondre en toute subjectivité car, pour McInerney, le goût du vin doit rester une
affaire hautement sentimentale.

À propos de l’auteur : JayMcinerney_07
Jay McInerney, né en 1955, a obtenu un énorme succès avec son premier roman Bright Lights, Big City (1984). Il est aussi l’auteur de Trente Ans et des poussières (1992), roman auquel il donnera une suite située après le 11 Septembre avec La Belle Vie (2007). Depuis plus de dix ans, il écrit des chroniques sur le vin pour différents journaux américains, dont le Wall Street Journal.

Titre: Bacchus et moi
Auteur : Jay McInerney
Éditeur : Point
Date de parution : 2013
Traduit de l’américain par Sophie Brissaud

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La surprise du chef

CVT_La-Surprise-Du-Chef_9103Également connu par ce livre choc, Kitchen Confidentiel, qui présente les aspects les plus négatifs du monde culinaire. Ceux qui l’ont lu savent qu’on ne va jamais chez le poissonnier le mardi … en espérant ne pas me faire d’ennemis chez les poissonniers.

Le jeune Tommy Pagano, sous-chef dans un restaurant de poissons à New York, n’a qu’un rêve : devenir un grand chef ! Les personnages qui gravitent autour de Tommy sont tous, un peu des bandits, chacun à leur façon : son oncle obèse, Sally – qui bosse pour une famille mafieuse de NY; le propriétaire du resto, un dentiste crapule reconverti dans le monde la cuisine; Michael, le chef totalement névrosé, héroïnomane évidemment – comme s’il en fallait toujours un en cuisine ! Finalement, tous ces personnages sans scrupule, ont un rapport très tendu avec les mafieux !

On saisit rapidement le niveau d’humour, le 2e degré qui allège ce polar aux intrigues assez retors… et dans le fond… n’est-ce pas ce qui caractérise Bourdain… ce savant mélange d’humour et d’action ! Divertissant !

Un extrait pour donner la couleur

On a discuté du menu, des trucs comme ça. Lui n’a pas arrêté de râler à cause de son couteau personnel. Il paraît que c’est fabriqué sur commande au Japon, que ça coûte un million de dollars, qu’il a été fait d’après les mensurations exactes de sa main. Toujours est-il qu’il rouspète qu’on le lui ait bousillé. L’autre jour, il s’aperçoit que son couteau a été comme martelé, ébréché de partout, la lame tordue. Comme si quelqu’un avait essayé de cisailler des barbelés avec.

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

La Surprise du chef est le premier roman d’Anthony Bourdain qui fut restaurateur à New York, après avoir été plongeur dans un restaurant de poissons en Gironde, puis à Tokyo et à Paris. Il a depuis écrit un best-seller sur tous les secrets des restaurants américains que certains disent plus proches de Quentin Tarantino que des chefs plus conventionnels. Ce roman raconte l’histoire des relations d’un chef et de membres de la mafia qui s’intéressent d’un peu trop près à la vie du restaurant.

À propos de l’auteur: bourdain-540ac89621a493e2687d239e1a4f0ac2a8b4ea17-s800-c15

Né en 1956, Anthony Bourdain est un passionné de cuisine. Il a travaillé dans plusieurs restaurants new-yorkais. Aujourd’hui, il s’est éloigné des fourneaux et anime l’émission Anthony Bourdain : No reservation.

Titre : La Surprise du chef
Auteur : Anthony Bourdain
Éditeur : Folio Policier
Date de parution : 2002
Traduction de l’américain par Hugues de Giorgis

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Victoire, les saveurs et les mots

contentC’est avec une affection toute particulière que Maryse Condé brosse le portrait attachant de cette femme, Victoire Quidal, qui ne sait ni lire ni écrire, qui est la meilleure cuisinière qu’elle n’a jamais connue et qui fut aussi sa grand-mère. Victoire est née dans les années1870 à Marie-Galante, île des Caraïbes. Son père : un soldat blanc de passage et une mère noire, meurt en la mettant au monde alors qu’elle n’a que 14 ans.

Servante analphabète, ballottée par la vie, Victoire trouve dans la cuisine un moyen merveilleux pour exprimer ce qu’elle est incapable de mettre en mots, elle qui ne parle que le kreyol et n’aime que la musique. Une vie faite de peine, de travail, de frustration, de souffrance. C’est une fabuleuse cuisinière, une créatrice qui s’épanouit devant ses fourneaux, devant les ingrédients qu’elle marie de manière souvent inattendue pour les transformer en mets succulents… d’ailleurs, à force de lire les menus, on a envie de s’y mettre !

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Un extrait pour donner la couleur

Son image est malaisée, difficile à cerner. Pour les uns, elle fut belle. Pour les autres, blafarde et laide. Pour certains, ce fut une créature soumise, illettrée, sans intérêt. Pour d’autres, un véritable Machiavel en jupons. (.. .) Tel qu’il est, je livre le portrait que je suis parvenue à tracer, dont je ne garantis certainement pas l’impartialité, ni même l’exactitude.

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Victoire ne savait nommer ses plats et ne semblait pas s’en soucier. Elle était enfermée le plus clair de ses jours dans le temple de sa cuisine, petite case qui s’élevait à l’arrière de la maison, un peu en retrait de la case à eau. Sans parler, tête baissée, absorbée devant son potajé tel l’écrivain devant son ordinateur. Elle ne laissait à personne le soin de hacher un cive ou de presser un citron comme si, en cuisine, aucune tâche n’était humble si on vise à la perfection du plat.

À propos de l’auteure: Maryse-Condè_784x0

Marise Liliane Appoline Bocoulon, dite Maryse Condé, est née en 1937 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Elle étudie à la Sorbonne, devient journaliste à la BBC et publie de nombreux romans historiques. Elle reçoit en 2007, le Prix Tropiques, pour Victoire, les saveurs et les mots.

Titre : Victoire, les saveurs et les mots
Auteur : Maryse Condé
Éditeur : Gallimard
Date de parution : 2007

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Les Ignorants

Deux hommes et leurs passions : le bédéiste, le vigneron

Les Ignorants - ÉTIENNE DAVODEAU Un fil conducteur : l’amour indéfectible de leur métier, création de roman graphique et propriétaire de vignoble ainsi que la transmission du savoir.

Un plaisir de les suivre dans leur quotidien respectif, à travers ces deux univers tellement différents, mais ô combien semblables quand vient le temps d’identifier la curiosité de connaître l’environnement de l’autre. Tant le bédéiste que le vigneron ont bien joué le jeu, nous permettant d’assister à la production d’UN vin et d’UNE bande dessinée et ce, dans les moindres détails, vivant les grands bonheurs mais aussi et surtout les ennuis et les moments creux où le succès n’est pas nécessairement au rendez-vous dans la quotidienneté.

Un coup de crayon magnifique, toujours ambré, où la couleur terre semble nous accueillir, loin de la couleur séduisante des bandes dessinées classiques.

Un roman graphique didactique, empreint de passions.
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Un extrait pour donner la couleur

Quelques jours plus tard, nous passons à proximité d’un gars qui désherbe ses vignes chimiquement. Je ne peux pas m’empêcher de constater que…
– C’est quand même vachement moins fatigant que votre technique, hein ?
– Tu as remarqué ? Dans sa cabine, avec sa combinaison et son masque, aujourd’hui, ce mec-là ne va sans doute toucher ni sa terre ni sa vigne. La proximité physique et donc mentale, du vigneron avec son travail… Pense à ça quand tu bois ton vin.

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.

À propos de l’auteur: Photo-DAVODEAU-LEROY-cr.F.Roy_1-300x225

Né en 1965, Étienne Davodeau a complété des études en arts plastiques. Son œuvre alterne fictions et récits réalistes et ses histoires, toujours ancrées dans le réel, tracent des portraits bien vivants de gens ordinaires aux démêlés particuliers.

Titre : Les Ignorants
Auteur : Étienne DAVODEAU
Éditeur : Futuropolis
Date de parution : 2011

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La Bodega

Un roman historique – Un voyage initiatique

Electre_978-2-290-02336-5_9782290023365En Catalogne à la fin du 19e siècle. Josep Alvarez, fils de vigneron – dernier de famille, a UNE grande passion : le vin! Il sait qu’il ne peut hériter de la bodega familiale, puisque ces vignes qui poussent sur le sol aride de Santa Eulâlia reviennent de droit à son frère aîné.

L’action débute précisément en 1874, à l’époque où sévissent les guerres carlistes. Comme tous les jeunes hommes du village, Josep devra s’engager dans l’armée pour gagner sa vie et connaîtra l’horreur de la guerre sous toutes ses formes.

Dégoûté de cette vie, il déserte et se réfugie au cœur du Languedoc, chez un vigneron français qui lui apprendra tous les secrets de la vigne et, évidemment, lui transmettra son amour du produit et la rigueur du travail bien fait. À partir de cet instant, Josep n’aura qu’un désir, quoiqu’il advienne, il désire acquérir la bodega familiale en Espagne, transformer cette terre aride en riche lieu de culture et fabriquer son propre vin. Une lecture agréable sur la transformation d’un vigneron, d’un vignoble  et surtout le parcours d’une vie de passion !

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Un extrait pour donner la couleur 

Quand les vignes furent vendangées et les raisins pressés, il fit le voyage de Stiges dans l’intention d’aller à la tonnellerie parler à Emilio Rivera. Il le trouva en train de déjeuner sur place d’une assiette de poisson à l’ail qu’il enfournait à grandes cuillerées, en laissant dégouliner la sauce dans sa barbe. D’un geste, il invita Josep à prendre une chaise, ce que celui-ci accepta, puis il attendit que le tonnelier eût fini son repas.

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

« Un best-seller de la condition humaine. Noah Gordon, l’un des auteurs américains les plus connus de tous les temps, est un homme de parole, par son talent et sa fidélité inconditionnelle aux siens… » Elle Espagne

À propos de l’auteur : El-escritor-estadounidense-Noah-Gordon-en-una-imagen-de-archivo--

Noah Gordon, romancier américain est né en 1926, dans le Massachusetts. Les thèmes principaux qu’il affectionne tournent autour de l’histoire et plus récemment sur l’Inquisition et l’histoire de la culture juive. Il est notamment l’auteur du Dernier juif, qui a remporté un vif succès à travers le monde.

 

Titre : La Bodega uvas
Auteur : Noah GORDON
Éditeur : J’ai lu
Date de parution : 2011
Traduit de l’anglais par Joseph Antoine.

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