Mort à bord

À la table du « Ritz sur-mer »

Michèle Barrière, historienne culinaire, auteure prolifique s’il en est une, nous gratifie de deux romans cette même année*, célébrant deux périodes différentes de l’histoire culinaire française. Nous voici donc en 1936, avec Mort à bord. Quelques brèves d’histoires où la table française est en valeur, notamment les meilleurs restos de Paris en cette époque trouble ainsi que l’éloge du travail du maître Escoffier et l’origine de certains plats classiques, mais également quelques réflexions politiques sur Jeux olympiques d’été de Berlin.

Elle nous entraîne sur le luxueux paquebot Le Normandie, aussi nommé «  le Ritz-sur-mer », en partance vers New-York. Le faste de cette croisière et les dégustations parfaitement décrites sur le palace sont au cœur du propos au détriment de l’intrigue policière permettant d’élucider les disparitions inopinées de quatre jeunes filles, ce qui  semble de moindre intérêt.

Aux dernières pages du roman, on retrouve une dizaine de recettes servies sur le paquebot, certaines extraites du Guide culinaire d’Escoffier (1902) ou de l’Art culinaire moderrne de Pellaprat. (1935).

*Sortie en 2017 : À la table du sultan – Les enquêtes du maître d’hôtel de François 1er.

Un extrait pour donner la couleur 

« Une recette qu’Adrien préférait mille fois à celle du homard à l’américaine baignant dans une sauce épaisse ou pire encore le homard Thermidor nappé d’une crème à la moutarde anglaise, sans parler du homard Clarence et sa béchamel au curry! S’il avait le plus grand respect pour Escoffier, il appelait de tous ses vœux une cuisine où les sauces seraient plus légères. Il se demanda comment sa petite amie bretonne accommodait le homard. Avec simplicité, sans nul doute. » (188)


Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :
Août 1936. La liesse des premiers congés payés ! À Deauville, où Adrien Savoisy a pris ses quartiers d’été, les riches habitués regardent d’un mauvais oeil ces nouveaux vacanciers et crient au scandale. Adrien, lui, est tombé éperdument amoureux d’une jolie campeuse, Thérèse Madec. Hélas, peu après leur rencontre, deux jeunes filles sont retrouvées mortes sur la plage, dont une amie de Thérèse. Voulant à tout prix éloigner sa bien-aimée des lieux du drame, Adrien décide qu’ils embarqueront sur le paquebot Normandie en partance pour New York. Luxe et volupté sont au programme des quatre jours de traversée : dîner à la table du commandant, cocktails au grill-bar, champagne en cabine, farniente sur le sun-deck… Sauf que deux autres meurtres vont empêcher Thérèse et Adrien de filer le parfait amour. Entre faisan Souwaroff et bombe Bibesco, les tourtereaux sont contraints de mener l’enquête. Jusqu’au moment où, à quelques heures de l’arrivée à New York, Thérèse disparaît…

À propos de l’auteure :
Michèle Barrière est historienne de la gastronomie et auteure de romans policiers historiques à forte composante gastronomique. Elle est membre de l’association « De Honesta Voluptate », fondée ainsi que du conseil scientifique du mouvement pour la sauvegarde du patrimoine culinaire mondial Slow Food France. Elle est connue du grand public pour ses polars qui retracent l’histoire et l’évolution de la cuisine et des manières à table à travers le temps.

Titre : Mort à bord
Auteure : Michèle Barrière
Éditeur : Livre de poche – Policier
Date de parution : 2017

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La vie de bistrot

La vie de bistrotLe bistrot, une institution purement française qu’aucun pays n’a réussi à reproduire ou si peu, et qui fait sourire tous les touristes de passage. Un lieu mythique où l’on mange, boit mais surtout discute de tout et de rien … de la nouvelle du jour, de la température, des sports et de ce que l’auteur nomme joliment « les brèves du comptoir ».
En observateur attentif, il nous présente ce bistrot qui l’accueille depuis des lunes, rue de Grenelle à Paris. Et lorsqu’il demande au patron,  « Le Martignac, c’est un restaurant,  un café ou un bistrot? C’est un bistrot, Si tu veux, la prochaine fois, je t’expliquerai. Tu trouves peut-être que ça ressemble à un restaurant, mais c’est très différent. Il ne faut pas confondre … surtout pas ! » Ben voilà qui est dit !
Une lecture agréable, pleine de quotidienneté et de joie de vivre entourant les aléas de cette vie dédiée au public de passage.

Bistro

Un extrait pour donner la couleur 

Fréquenter un bistrot, c’est aussi fréquenter celles et ceux qui en font ce qu’ils sont : le patron ou la patronne et les serveurs. Un jour, j’ai fait la encontre d’un patron passionné de son étonnant bistrot, Je ne sais plus si c’est moi qui l’ai questionné ou lui qui m’a demandé de l’écouter, mais grâce à lui, j’ai compris qu’un bistrot n’est pas seulement un zinc, un percolateur, une tireuse à bière et des tables, mais d’abord un état d’esprit, celui qui le façonne à sa main. … mais j’ai également voulu raconter ce qu’est une journée au bistrot, du petit noir amer de l’aube jusqu’au dernier Côtes-du Rhône du soir… (page 11)

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bistro2Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Lieu de passage où l’on papote en mangeant un morceau ou en buvant un verre, lieu d’échange où l’on discute de sport, de politique ou de soi-même entre amis ou avec de parfaits inconnus, lieu de rencontre où s’ébauchent relations amoureuses et projets de tous ordres, havre de tranquillité, sas de décompression entre vie professionnelle et foyer : le bistrot est tout cela à la fois. Et parce qu’il y règne un état d’esprit entretenu au quotidien par le patron ou la patronne, il nous transforme en citoyen de comptoir accrochant au perroquet son statut social avec sa veste.
Voilà ce que nous raconte un patron passionné, Yves, parti gamin de sa bourgade auvergnate pour finir dans son propre bistrot parisien.

À propos de l’auteur : pierre boisard

Sociologue Pierre Boisard est un observateur attentif du monde du travail et des choses de la table. Il a écrit notamment, en 2007, Le Camembert, mythe français.

Titre : La vie de bistrot
Auteur : Pierre Boisard
Éditeur : PUF
Date de parution : février 2016

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Les plus croustillantes anecdotes à boire et à manger

À raconter entre la poire et le fromage

Les plus croustillantes anecdotes à boire et à mangerRares sont les belges qui parviennent jusqu’à nous ! Mais cette-fois-ci, Marc Pasteger, ce Bruxellois vaut la découverte ! Ce journaliste est l’auteur d’un recueil  de petites anecdotes où aliments et boissons servent de points de départ à des récits curieux et étonnants. Dans tous les cas, elles font sourire par leur finesse et leur malignité bonne enfant ! A laisser traîner dans les toilettes pour la détente ou dans la chambre à coucher pour se régaler de quelques histoires qui vous mèneront doucement vers un sommeil léger… avec un curieux sourire en coin !

Un extrait pour donner la couleur

Mauvais placement : Dans un dîner, le maître de la maison flirte ouvertement avec une jeune femme. Son épouse remarque son manège. Au cours du repas, elle en parle à la comédienne Alice Sapritch, l’une de ses invitées et lui annonce « La prochaine fois, je le placerai à côté de vous ! »

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Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Des histoires de table incroyables, amusantes, parfois dramatiques, souvent insolites et toujours vraies!
Parmi d’autres anecdotes savoureuses, vous découvrirez que…
• Le pape Clément X a sans doute été assassiné parce qu’il ne s’est pas méfié de son péché mignon, le chocolat.
• À Helsinki, une femme de ménage fut enfermée quatre jours et quatre nuits dans un ascenseur. Elle survécut en mangeant son éponge par petits bouts et en buvant l’eau de son seau.
• Un jeune garçon plante des pépins de poire dans le jardin de sa grand-mère et a une belle surprise lorsque, plusieurs décennies plus tard, il rachète sa maison.

À propos de l’auteur: marc

Marc Pasteger est rédacteur en chef du « Soir magazine » à Bruxelles. Il a signé une vingtaine de livres de curiosités.

Titre : Les + croustillantes anecdotes à boire et à manger
Auteur : Marc Pasteger
Éditeur : La boîte à Pandore
Date de parution : 2015

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Bacchus et moi

9782757845806-bacchus«Il aime le vin ; il possède un excellent nez et un bon palais ; il adore bavarder avec les vignerons, se promener dans leurs vignes et goûter dans leurs caves ; il a la mémoire de ce qu’il a bu et mangé ; il écrit merveilleusement bien ; et, chose rare chez les chroniqueurs de la dive bouteille, il a beaucoup d’humour. Ce phénomène s’appelle Jay McInerney. Il parle avec compétence et enthousiasme des chablis, des montrachets, des meursaults, d’autres blancs comme les vins secs de Graves, « ces oubliés », les pinots gris d’Alsace, la coulée-de-serrant et
ses arômes de coing. Il dit souvent chez qui il se fournit…Il ne parle pas que des vins français célèbres ou modestes. Son goût très éclectique l’a emmené en Espagne (Gran Coronas de Miguel Torres), en Italie (le barbera, le barolo), au Chili, en Nouvelle-Zélande et, bien sûr, en Californie. Il fait l’éloge du terroir mais aussi des vignerons…Jay McInerney ? Un Chasse-Spleen d’une très grande année. » La revue de presse : Bernard Pivot – Le Journal du Dimanche du 1er décembre 2013

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Un extrait pour donner la couleur

Le rosé, de la Provence à Long Island – Un soir d’été, dînant au restaurant Sunset Beach, sur Shelter Island, je remarquai beaucoup de bouteilles de rosé dans les seaux à glace.
Et comme Sunset Beach est en quelque sorte l’équivalent pour Long Island des plages de la Côte d’Azur, le fait qu’on entendît beaucoup parler français à ces tables n’était pas sans rapport. Depuis longtemps, pour les beautiful people de Cannes et de Saint-Tropez, le rosé est le vin d’été par excellence, mais il n’a pas vraiment conquis le public américain. (page 111)

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :
Ce livre de Jay McInerney réunit soixante-six de ses chroniques parues dans House and Garden et dans le Wall Street Journal, chroniques qui se nourrissent des connaissances qu’il a accumulées avec le temps sur toutes sortes de vins, sur les gens et les lieux qui les produisent à travers le monde. On voyage ainsi avec lui des châteaux légendaires de la culture vinicole à l’Australie, la Nouvelle-Zélande, en passant par les collines de Santa Rita et Paso Robles, l’Argentine et le Chili. On rencontre ces « fous de raisin », vigneron, sommelier, expert, qui ont mis leur énergie au service de leur passion et les personnalités du monde vinicole deviennent les personnages des récits oenophiles de McInerney. Si on apprend beaucoup de ses réflexions sur le monde du vin, on s’amuse également de ses nombreuses anecdotes et de ses comparaisons brillantes et cocasses. Qu’est-ce qui différencie Lafite et Mouton ? Comment lire les étiquettes de vin allemand ? Quels sont les champagnes accessibles (ou décidément pas) ? Que boire avec les cuisines asiatiques ? Par quel miracle l’expression « vin californien » a-t-elle cessé d’être un oxymore ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles ce recueil instructif et réjouissant permet de répondre en toute subjectivité car, pour McInerney, le goût du vin doit rester une
affaire hautement sentimentale.

À propos de l’auteur : JayMcinerney_07
Jay McInerney, né en 1955, a obtenu un énorme succès avec son premier roman Bright Lights, Big City (1984). Il est aussi l’auteur de Trente Ans et des poussières (1992), roman auquel il donnera une suite située après le 11 Septembre avec La Belle Vie (2007). Depuis plus de dix ans, il écrit des chroniques sur le vin pour différents journaux américains, dont le Wall Street Journal.

Titre: Bacchus et moi
Auteur : Jay McInerney
Éditeur : Point
Date de parution : 2013
Traduit de l’américain par Sophie Brissaud

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Un palais à Orvieto

La fête au village en Toscane

 1538962-gfL’exubérante Marlena – qui a vécu amoureusement dans Mille jours à Venise,- puis a bourlinguer pendant Mille jours en Toscane – voilà qu’elle poursuit sa quête du bonheur en Italie, à Orvieto, dans la région d’Ombrie. Notre chroniqueuse gastronomique américaine et son banquier vénitien retraité découvrent la simplicité de la nourriture à travers ces petits restos de campagne qui nous font saliver au détour de chacune des pages de ce délicieux roman.

Mais pourquoi se limiter à cette vie bourgeoise, voilà qu’ils décident de faire l’acquisition d’un palazzo, dans un état plus que lamentable, mais plein de promesses de bonheurs quotidiens. Plein de situations loufoques, de rebondissements, d’aventures et de rencontres qui scelleront à jamais, une amitié entre les villageois tout au cours de la restauration de ce palais qui s’échelonnera sur 2 ans

La pendaison de crémaillère donnera lieu à un grand festin, un 31 décembre, où chaque participant à la rénovation auquel on s’est attaché au fil du roman, va collaborer au festin en fournissant sa spécialité culinaire … et, pour notre plus grand plaisir, puisqu’on retrouve, à la fin du livre, les recettes de tous ces plats, entre autre la polenta à la châtaigne, que je me promets bien d’essayer très prochainement !

À lire pour le plaisir d’être transporté dans un monde où la vie simple devient compliquée mais demeure une vie rêvée !

 

Orvieto-Duomo

 

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture)

Personne ne sait aussi bien que l’exubérante Marlena de Blasi nous faire découvrir des fêtes de village en Italie et des petits restaurants de campagne plus savoureux que des adresses étoilées, ainsi que d’excellentes recettes, car elle n’oublie pas qu’elle a été aux États-Unis «chef» et critique gastronomique..

 À propos de l’auteur : 12529

Et véritablement, cette journaliste gastronomique américaine a bien quitté Saint-Louis dans le Missouri pour Venise à la suite d’un coup de foudre pour un banquier quinquagénaire. Marlena de Blasi est l’auteure de trois livres de cuisine et de deux récits, tous traduits dans plus de douze langues.

 

Titre : Un palais à Orvieto
Auteur : Marlena DE BLASI
Éditeur : Mercure de France
Date de parution : 2013
Traduction de l’anglais par Marie-Pierre Bay

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