L’inconnu du Grand Canal

Une enquête du commissaire Brunetti

L'inconnu du grand canalLe 21e roman mettant en scène le personnage de Guido Brunetti, L’Inconnu du Grand Canal, traduction de Beastly Things, publié en 2012 vient de paraître en français.

Donna Leon nous a donné des intrigues corsées où Venise, ville qu’elle a adoptée depuis plus de 30 ans, est au cœur de l’action. Cette fois-ci, dans le Grand Canal, l’inconnu qui y flotte serait un vétérinaire de la région. Un seul trait pourra identifier la victime – mais quel trait physique …!  – il est atteint de la maladie de Madelung, troublante autant que déformante. La police envisage l’hypothèse d’une vendetta private ! En tentant de retracer son histoire, on est amené dans un abattoir sordide  « 6 ou 7 hommes avec de longues vestes en caoutchouc blanc faisaient des choses avec des couteaux et des instruments pointus, à des porcs et des moutons … d’où les bruits. » Une phrase, une seule phrase nous propulse dans l’action et tout est dit ! Et voilà pourquoi j’aime Donna Leon ! Certes, L’Inconnu du Grand Canal, ne sera pas son chef d’œuvre, mais demeure un grand plaisir de lecture !

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Un extrait pour donner la couleur 

Sur la table basse, devant le canapé, Paola avait posé deux verres de vin, un bol d’olives noires, un d’amandes, quelques gressins et une assiette de ce qui semblait être du parmesan Reggiano.  Sa mère, même à l’époque où sa famille avait connu les pires moments de misère, refusait d’acheter autre chose que du parmigiano reggiano. … Mieux vaut rien que quelque chose de pas bon, disait-elle, et c’est ce qu’il pensait encore. Paola entra dans la pièce avec une bouteille de vin à la main. Il leva les deux verres pendant qu’elle versait le vin, puis, il s’assit à côté d’elle sur le canapé. Il piqua quelques amandes et les mangea, une par une, savourant pleinement le contraste entre le sel, l’amertume des amandes et le vin. (page 197).

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture):

Qui est ce cadavre qui flottait dans le canal ? Aucun élément d’identification possible – si ce n’est une chaussure, pas de signalement de disparition dans la région de Venise. Le mystère semblait bien épais pour le commissaire Brunetti. Mais, il en est sûr, la victime ne lui est pas inconnue. C’est l’irremplaçable Mlle Elettra qui l’aide à retrouver la mémoire : l’homme avait été filmé lors des manifestations des agriculteurs à l’automne.

À propos de l’auteure: Donna Leon

Née dans le New Jersey, Donna vit à Venise depuis 30 ans, ville où se situent toutes ses intrigues. Avec son amie Roberta Pianaro, cuisinière vénitienne émérite, elle a publié récemment Brunetti passe à table.

Titre : L’inconnu du Grand Canal
Auteur : Donna Leon
Éditeur : Calman-lévy
Date de parution : 2015
Traduit de l’anglais par Gabriella Zimmermann

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Mille jours à Venise

51fCKMa7DPL._SL500_AA300_-e1353405426437Un livre qui plaira aux gourmands romantiques et qui tomberont sous le charme vénitien, car, avant tout, ce petit roman me semble un hommage à la Sérénissime !

 Au cours d’un séjour à Venise, Marlena, célèbre critique gastronomique et chef reconnue aux États-Unis, prenant l’apéro sur une terrasse est frappé d’un fulgurant et improbable coup de foudre pour Fernando, un hurluberlu vénitien, qu’on imagine du style Peter Sellers. Et voilà que l’amour s’installe, mais sérieusement … En quelques semaines elle décide de quitter tout ce qui la retient en Amérique, enfants, amis, restaurant, maison pour vivre sa grande passion amoureuse à Venise.

On côtoie les ouvriers qui travailleront à la rénovation de l’appartement de Fernando, ce cher amoureux qui verra sa vie chambouler du tout au tout. Et surtout, quel plaisir de s’abreuver des descriptions des marchés de Venise, des rencontres avec les commerçants locaux. Faut dire qu’elle passe une partie de ses journées à cuisiner, ce qui nous permet de découvrir, avec elle, la savoureuse cuisine vénitienne ! Le lecteur appréciera de retrouver la description des recettes à la fin du roman ! D’ailleurs, cette partie du livre s’intitule « quelques recettes qui ont plus à mon bel étranger … !

 

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Un extrait pour donner la couleur :

« Venise est comme rapiécée, recousue de partout, d’une beauté presque douloureuse et en vieille enchanteresse qu’elle est, elle fait tomber toutes mes réserves, elle me séduit en un instant. »

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Ceci n’est pas un conte, c’est une histoire vraie.
L’enthousiaste et désarmante Marlena, bouleversée par sa rencontre avec un « bel étranger », liquide en quelques semaines tout ce qu’elle avait en Amérique, une jolie maison, un charmant restaurant, une brillante carrière de critique gastronomique, pour aller vivre avec lui à Venise. Les obstacles à surmonter sont nombreux : la langue qu’elle ne parle pas, l’appartement sinistre de son mari… !

À propos de l’auteur : 12529

Marlena de Blasi est américaine, chef de cuisine et journaliste, critique gastronomique. Elle est l’auteur de plusieurs livres sur la gastronomie italienne et de Mille jours à Venise traduit dans quinze langues suivi de Mille jours en Toscane et Un palais à Orvietto.

 

Titre : Mille jours à Venise
Auteur : Marlena de Blasi
Éditeur : Gallimard, Coll. Folio
Date de parution : 2011
Traduction de l’anglais par

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