Dolce Agonia

Le roman que j’aurais voulu écrire !

agoniaUn trait de génie que ce scénario où la fin n’est que le début de chaque histoire ! et où, finalement, malgré les longs détours de vie, chaque destin ne semble fondamentalement éclairé que par l’amour.
Lors de la Thanksgiving, 12 amis se rencontrent autour d’un festin bien arrosé. Ensemble, romanciers, boulanger, juriste, ex-maitresses, forment un huis-clos et les préparatifs du repas deviennent prétexte à confidences. Une tempête les retient pour une longue nuit  où, l’alcool aidant, les confidences intimes dévoileront leur intense vulnérabilité face à ce narrateur, nul autre que Dieu lui-même qui seul, connaît la fin !!!

Ce bouquin nous impose une introspection, une évaluation du chemin parcouru et si tant est, celui qui nous reste, si court soit-il.

Un extrait pour donner la couleur

Beth est en train de sortir les petits sacs des grands – ah oui les amuses-gueules : chips, nacho, guacamole, cacahuètes, bretzels, le tout marqué «allégé en matières grasses … peu de calories … peu de cholestérol … peu de sel. Les yeux étincelants d’ironie, les yeux de Rachel rencontre le regard de Sean… puis se tourne vers le placard pour chercher des bols où entasser ces péchés insipides, des dangers dilués, des transgressions calibrées.

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

Dieu, qui se prend sans doute pour un romancier, se livre ici au malicieux plaisir de nous montrer, au début de chaque chapitre, vers quel destin s’acheminent à leur insu douze convives qui passent ensemble une soirée de Thanksgiving dans l’Amérique profonde. Ces convives, campés avec l’autorité que leur donne une romancière rompue à l’art de révéler le vertige des pensées et la valse des sentiments, conversent sur la naissance et la mort, ils discutent de l’existence et de l’amour, ils déballent leurs espérances et leurs désillusions, et font voir, au passage, le métissage complexe de leur société. Mais le lecteur, averti du sort qui les attend, assiste à leurs manèges avec, dans sa conscience, le poids d’une vérité qu’il est incapable de leur transmettre. Peu à peu apparaît ainsi l’étrange relation que le roman entretient parfois avec notre propre vie.

À propos de l’auteure :web_MG_7061_900

Nancy Huston, née en 1953 à Calgary en Alberta au Canada, d’expression anglaise et française. À 20 ans, elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études et elle y vit toujours. Sa carrière de romancière débute en 1981 avec Les Variations Goldberg. Elle également musicienne et la musique inspire plusieurs de ses romans.

Titre : Dolce Agonia
Auteur : Nancy Houston
Éditeur : Actes Sud
Date de parution : 2002
Traduction de l’anglais par l’auteur

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Mille-failles

Petites recettes pour se sentir dans son assiette !

Mille-FaillesDrôle d’idée que de rassembler des brèves chroniques, dans cette présentation si collée à la réalité des livres de cuisine et dont chacune est présentée comme si elle était une recette. Ce livre de la cuisine de la vie utilise les paramètres connus des cuisiniers, soit Entrées, Plats et Desserts, de même que la liste des ingrédients, le type de plat et le degré de difficulté.

Qu’à cela ne tienne, elles deviennent des recettes de vie, parfois rafraîchissantes, parfois caustiques mais toujours avec un humour qui entraîne à la réflexion sur cette vie qu’on mène avec frénésie, sans trop se soucier de la suite des choses.

Tout à fait réussi ce pastiche culinaire qui utilise le vocabulaire de la table avec un souci du détail exceptionnel. Et, quelle couverture moderne comme si on devait escalader la vie pour l’apprécier; d’ailleurs, quelques illustrations du même type se retrouvent à l’intérieur du livre, évidemment à l’instar de tout livre de recettes qui appelle la mise en place et la photo du styliste.

Un extrait pour donner la couleur :

Voici quelques titres de chapitres-recettes qui, si provocateurs soient-ils, nous font apprécier l’humour quelque peu retors de cet auteur-acteur.

 Les Entrées : Sache-ami, Pot-à-je, ou Soupe à l’union

Les Plats de résistance : L’Arrêt au leurre noir, Boulet sauce égo-douce, Chair à soucis

Les Desserts : Pain d’Hospice, Embûche de Noël, Chausson aux hommes

Quelques notes de l’éditeur (4e de couverture) :

François Carré rassemble de courtes chroniques humoristiques autour du thème de la gastronomie pour mieux aborder celui des rapports sociaux. (…) Face au constat accablant du narcissisme et de l’animosité généralisée, l’auteur propose des recettes rafraîchissantes permettant de mieux vivre.

À propos de l’auteur :

Ce Français, François Carré est auteur, metteur en scène et interprète et vit à New York depuis une dizaine d’années.

 

Titre : Mille-failles
Auteur : François CARRÉ
Éditeur : Denoël
Date de parution : janvier 2015

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